Quand on pense à la Corée du Sud, on imagine souvent les lumières de Séoul, les palais royaux ou les marchés animés. Mais saviez-vous que près de 70 % du territoire coréen est recouvert de montagnes et de forêts ? La Corée du Sud abrite pas moins de 22 parcs nationaux, véritables sanctuaires naturels où la nature règne. Des sommets enneigés aux côtes volcaniques, en passant par les forêts de pins, ces espaces protégés offrent des paysages de nature à couper le souffle. Que vous soyez amateurs de beaux paysages ou curieux de traditions, les parcs nationaux coréens vous réservent des moments inoubliables.
Seoraksan : le joyau des montagnes du Nord
Un parc national entre ciel et roche
Des falaises de granit rose surgissent de la forêt, des cascades dégringolent entre les rochers, et le silence presque total d’une nature encore sauvage enveloppe le paysage. C’est ce qui attend les visiteurs à Seoraksan, situé dans la province du Gangwon, à environ 3 heures de Séoul. Considéré comme l’un des plus beaux parcs naturels d’Asie, il est inscrit à la liste des réserves de biosphère de l’UNESCO depuis 1982. La biodiversité y est exceptionnelle, avec plus de 1 500 espèces végétales et animales recensées.
Ce qui rend Seoraksan vraiment unique, c’est son caractère changeant. Au printemps, les azalées sauvages explosent en rose sur les pentes. En été, la forêt est d’un vert profond et humide. Mais c’est en automne que le parc atteint son apogée : les érables, les chênes et les pins se parent de rouge, d’orange et d’or, créant des panoramas que l’on n’oublie pas. En hiver, la neige transforme les rochers en sculptures naturelles d’un blanc immaculé. La nature change de visage à chaque saison, et chaque visite est différente

Ce qu'on peut y faire : randonnées pour tous les niveaux
Le parc propose une dizaine de sentiers balisés, pour tous les niveaux et toutes les envies. Voici les trois que nous recommandons particulièrement :
La balade du temple de Sinheungsa : C’est le chemin idéal pour une première découverte. En moins d’une heure à pied depuis l’entrée du parc, on arrive à l’un des plus anciens temples bouddhistes de Corée, fondé au VIIe siècle. L’atmosphère y est douce et apaisante, les moines vaquent à leurs occupations, et une immense statue de Bouddha en bronze de 14 mètres de haut veille sur la vallée. Une pause spirituelle qui s’impose naturellement.
La montée vers Biseondae : Ce sentier intermédiaire longe la rivière Seorak et mène à un plateau rocheux suspendu au-dessus du vide. La vue sur les gorges en contrebas est à couper le souffle. Comptez environ 2 heures aller-retour, avec quelques passages escarpés mais toujours bien balisés.
L’ascension du Daecheongbong : Pour les plus sportifs, c’est le défi ultime : 1 708 mètres d’altitude, le sommet le plus haut de la chaîne des monts Taebaek. La montée prend environ 5 à 6 heures aller-retour, mais la vue depuis le sommet — sur les montagnes, la mer de l’Est et parfois jusqu’à la côte — vaut chaque effort.
Et pour ceux qui préfèrent profiter du panorama sans marcher, une cabine téléphérique relie l’entrée du parc à un belvédère à mi-hauteur. Parfait pour une vue imprenable en toute sérénité.
Bon à savoir : l’entrée du parc est payante (3 500 wons, soit moins de 3 euros). Prévoyez des chaussures de marche confortables, une veste légère même en été, et de l’eau. Plusieurs petites supérettes se trouvent à l’entrée du parc. La ville la plus proche est Sokcho, qui dispose de nombreux hôtels et pensions de famille pour une nuit sur place, idéal pour partir randonner dès l’aube.
Hallasan : au sommet de l'île de Jeju
Un volcan endormi aux paysages lunaires
Au centre de l’île de Jeju, le mont Hallasan s’élève à 1 950 mètres, faisant de lui le point culminant de toute la Corée du Sud. C’est un volcan éteint dont le cratère sommital abrite un lac de montagne, le lac Baengnokdam, dont les eaux calmes reflètent le ciel comme un miroir. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, Hallasan est bien plus qu’une simple montagne.
Ce qui frappe en montant, c’est la diversité des paysages que l’on traverse en quelques heures seulement. On part de forêts subtropicales denses et humides, on traverse des prairies, on longe des coulées de lave fossilisées, et on arrive, si on va jusqu’au bout, dans un paysage presque lunaire. Les amateurs de séries coréennes reconnaîtront peut-être certains décors : Jeju et Hallasan ont servi de cadre à plusieurs dramas célèbres.
En hiver, Hallasan se couvre de neige et prend des allures de montagne féerique. C’est d’ailleurs la seule montagne de Corée où la neige tient vraiment, parfois jusqu’au printemps. Un spectacle que peu de visiteurs étrangers ont la chance de voir et qui vaut le détour.

Une randonnée mythique, accessible à son rythme
Hallasan propose plusieurs sentiers balisés, chacun avec son caractère propre :
Le sentier Eorimok : Le plus accessible et le plus apprécié des promeneurs. Il traverse une belle forêt et aboutit à un point de vue dégagé sur les pentes et les nuages en contrebas. Comptez environ 3h30 aller-retour. Pas besoin d’être sportif pour en profiter.
Le sentier Seongpanak : C’est le seul sentier qui permet d’atteindre le sommet et le lac du cratère. Comptez environ 5 heures aller-retour, avec une montée progressive et bien balisée. L’effort est réel mais la récompense l’est tout autant : arriver au bord du lac Baengnokdam et voir l’horizon s’étirer à l’infini est une émotion difficile à décrire.
Bon à savoir : l’accès à Hallasan est gratuit. Il existe cependant des horaires de fermeture des sentiers selon la saison, vérifiez avant de partir ! Pour dormir sur place, la ville de Jeju-si et la ville de Seogwipo au sud proposent de nombreux hébergements pour tous les budgets. Prévoyez au moins deux nuits sur l’île pour avoir le temps de randonner sereinement.
Jirisan : la montagne des esprits et des légendes
Le plus grand parc national de Corée
Jirisan, dont le nom signifie littéralement « la montagne des gens étranges et sages », s’étend sur plus de 440 km² et couvre trois provinces du sud de la péninsule. C’est le premier parc national créé en Corée du Sud, en 1967, et il reste aujourd’hui l’un des plus vastes et des plus sauvages. Contrairement à Seoraksan ou Hallasan, Jirisan n’est pas une montagne isolée mais une longue chaîne de crêtes et de vallées que l’on peut explorer pendant des jours au cœur d’une nature sauvage sans jamais voir les mêmes paysages.
Ce qui règne ici, c’est une atmosphère particulière, quelque chose entre le sacré et le mystérieux. Les habitants du sud de la Corée disent que Jirisan est habitée par les esprits des montagnes, les sansin, ces gardiens invisibles qui protègent les voyageurs. On les retrouve représentés dans les peintures des temples, sous les traits d’un vieux sage accompagné d’un tigre blanc. La légende veut que les derniers tigres de Corée aient vécu ici. Aujourd’hui, ils ont disparu, mais quelque chose de leur présence semble encore flotter dans l’air des forêts de pins millénaires.

Temples, forêts et sérénité : une montagne pour l'âme
Jirisan abrite plusieurs des temples les plus importants et les plus beaux de Corée. Le temple de Hwaeomsa, fondé au VIe siècle, est l’un des trésors du bouddhisme coréen. Ses pagodes de pierre, classées au patrimoine national, se dressent au milieu des arbres dans un silence presque parfait. Au printemps, les cerisiers et les magnolias qui entourent le temple fleurissent en même temps, un spectacle d’une grâce rare.
Pour les randonneurs, le sentier Nogodan est l’un des plus appréciés. Il longe les crêtes avec des vues dégagées sur les vallées et les montagnes environnantes. La montée est progressive et accessible même pour ceux qui ne sont pas habitués à la randonnée en montagne. Au sommet du plateau de Nogodan, surtout tôt le matin, une mer de nuages s’étend parfois à perte de vue en dessous de vous, l’une des plus belles visions de Corée.
Pour les plus aventuriers, le Dullegil est un sentier de grande randonnée qui fait le tour complet du massif de Jirisan sur plusieurs jours, avec des refuges de montagne pour dormir en altitude. Une expérience extraordinaire pour ceux qui veulent vraiment s’immerger dans la nature coréenne.
Bon à savoir : les principales portes d’entrée du parc sont les villes de Gurye et de Namwon, facilement accessibles en train depuis Séoul ou Busan. Des petites auberges et maisons d’hôtes traditionnelles appelées minbak (chambres chez l’habitant) sont disponibles dans les villages autour du parc, pour une nuit au plus près de la nature et de la culture locale.
Quelques conseils pratiques avant de partir :
Visiter un parc national en Corée ne s’improvise pas. Voici quelques petits conseils d’amis pour que votre journée se passe dans les meilleures conditions :
- Les meilleures saisons : l’automne (octobre-novembre) pour les couleurs flamboyantes, le printemps (avril-mai) pour les fleurs. L’été est possible mais chaud et humide.
- Les horaires : les parcs nationaux sont généralement ouverts dès l’aube. Certains sentiers ferment en cas de forte pluie ou de risque d’incendie.
- Ce qu’il faut emporter : de bonnes chaussures de marche, de l’eau, un coupe-vent, et des en-cas. Des petites supérettes se trouvent souvent à l’entrée des parcs pour acheter de quoi grignoter.
- Les transports : depuis Séoul, Seoraksan est accessible en autocar longue distance depuis la gare routière de Dong Seoul. Pour Jirisan, comptez environ 3h de train jusqu’à Gurye ou Namwon. Pour Hallasan, il faut d’abord rejoindre l’île de Jeju en avion (environ 1h de vol) ou en ferry.
- L’entrée : la plupart des parcs nationaux sont gratuits ou très peu coûteux (moins de 3 euros). Certains temples à l’intérieur demandent une petite participation.
Conclusion : la Corée du Sud, une nature qui touche le cœur
La Corée du Sud est bien plus qu’une destination urbaine. Ses parcs nationaux sont des invitations à ralentir, à respirer, à se laisser surprendre par la beauté d’une nature préservée et d’une spiritualité encore très présente. Que vous choisissiez de gravir Hallasan au lever du soleil, de flâner dans les forêts de Jirisan ou d’admirer les rochers de Seoraksan en automne, chaque promenade devient un souvenir à part entière.
Et si vous souhaitez intégrer ces paysages à un vrai voyage sur mesure, l’équipe de Tour de Corée est là pour tout organiser, à votre rythme et selon vos envies.

La Corée du Sud cache bien son jeu. Derrière la modernité de ses grandes villes se trouvent des espaces naturels d’une beauté rare, préservés et accessibles à tous. Que ce soit pour une randonnée en montagne, un moment de recueillement dans un temple perdu dans la forêt ou simplement pour contempler des paysages qui changent avec les saisons, les parcs nationaux coréens méritent une place à part entière dans votre voyage. N’attendez plus : contactez notre équipe pour imaginer ensemble votre séjour au cœur de la nature coréenne.
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